11 janvier 2019

Canada : le recours aux médecines complémentaires et parallèles (MCP) en réponse au cancer...

Canada :

le recours aux Médecines Complémentaires

et Parallèles (MCP)

en réponse au cancer...

 

MCP

 

 

Le terme médecine intégrative est utilisé pour désigner le recours simultané à la médecine conventionnelle et aux médecines alternatives (non conventionnelles) dans le suivi d'un patient.

L’émergence de la médecine intégrative a permis de mieux faire connaître le recours aux médecines complémentaires et parallèles (MCP) en réponse au cancer.

Lorsqu’un traitement de MCP est jumelé à la chimiothérapie, l’immunothérapie, la radiothérapie ou la chirurgie, on parle de médecine "complémentaire". Lorsqu’il s’agit du seul traitement et qu’il remplace le traitement standard reconnu, on parle de médecine "parallèle".

Si la médecine intégrative a pris de l’ampleur, cela s’explique partiellement par le fait que les patients cherchent à jouer un rôle plus actif dans leurs soins de santé et, pour se faire, se tournent vers des traitements axés sur la santé globale et la guérison. La médecine intégrative allie les médecines complémentaires et parallèles (comme l’acupuncture, le massage et la méditation) aux traitements standards 'courants', 'conventionnels', 'occidentaux', 'allopathiques' ou 'éprouvés'.

En intégrant des programmes de MCP aux plans de traitement traditionnels, le médecin est mieux en mesure de répondre aux besoins physiques, émotionnels et spirituels de son patient ainsi qu’à ceux touchant la qualité de vie. Cependant, avant de recommander une quelconque médecine complémentaire ou parallèle et de l’intégrer à un plan de traitement, il faut que des preuves scientifiques en aient démontré l’efficacité et l’innocuité.

Le fardeau émotionnel et physique qui va de pair avec le cancer et ses traitements pousse de nombreux patients à voir si les médecines complémentaires et parallèles pourraient les soulager et améliorer leur bien-être. Les MCP regroupent une grande diversité de méthodes de guérison, d’approches et de traitements qui adoptent une vision globale des soins en traitant la tête, le corps et l’esprit.

De nos jours, de nombreux centres anticancer proposent un concept thérapeutique intégratif, c’est-à-dire que les traitements traditionnels y sont combinés à diverses MCP. Celles-ci ne remplacent pas les traitements ou les soins anticancer, mais elles les complètent en améliorant le bien-être du patient sans pour autant interférer dans son traitement. Les MCP se déclinent en plusieurs formes, allant du groupe de soutien au massage thérapeutique, en passant par l’acupuncture, la méditation, le yoga, l’art-thérapie, la musicothérapie,...

 

Les MCP peuvent vous aider :

  • à supporter les symptômes de votre maladie,
  • à mieux gérer ses effets secondaires,
  • à avoir davantage l’impression de faire personnellement quelque chose pour améliorer votre santé.

Il ne faut jamais amorcer un programme de MCP sans en parler d’abord à votre oncologue et lui faire approuver le tout. Certains traitements non éprouvés pourraient en effet être inutiles, voire nuisibles, et présenter un risque pour votre santé et votre convalescence.

 

Les avantages des MCP

Lorsqu’elles s’ajoutent aux traitements anticancer standards, certaines MCP peuvent contribuer considérablement à l’amélioration des soins d’un patient ainsi qu’à sa tranquillité d’esprit. Certaines études ont démontré que les MCP peuvent aider les patients à gérer leur maladie et les effets secondaires des traitements. Les personnes qui y ont recours en plus de suivre des traitements traditionnels disent souvent qu’elles ont l’impression, ce faisant, d’être moins prisonnières de leur cancer, que leur vie ne se limite plus à la maladie.

Bon nombre de MCP sont douces, relaxantes et peu invasives, en plus de procurer aux patients une façon de mieux s’apprécier et de prendre conscience de leur force intérieure. Certaines techniques (comme la massothérapie et le reiki) sont "passives" et ne nécessitent que peu ou pas de participation du patient, tandis que d’autres (comme le yoga et le tai-chi) sont "actives".

 

Essais cliniques en MCP

Des essais cliniques sont actuellement menés en vue d’évaluer comment les MCP pourraient aider à :

  • rehausser les effets des traitements;
  • renforcer le système immunitaire;
  • réduire le risque d’avoir un cancer ou une récidive de cancer (on parle alors parfois de « chimioprévention » ou « chimioprophylaxie »).

Il reste que bien peu d’études ont été faites pour vérifier l’efficacité et l’innocuité de la plupart des MCP. De plus, aucune preuve scientifique n’a démontré qu’elles peuvent guérir un cancer ou en ralentir la progression. Bref, il peut être dangereux de recourir (sauf dans le cadre d’un essai clinique) à un traitement non éprouvé en remplacement de la chirurgie ou du traitement de chimiothérapie, d’immunothérapie ou de radiothérapie recommandé. Cela peut en outre retarder le début de traitements nécessaires et vitaux.

 

Les MCP et les assurances

Quelques sociétés d’assurance ont commencé à couvrir certains types de traitements de MCP, comme l’acupuncture et la chiropratique. Voyez avec votre assureur en quoi consiste votre couverture personnelle.

 

Comment trouver un spécialiste de la médecine intégrative ou un praticien de MCP

Votre oncologue ou centre anticancer sera peut-être en mesure de vous diriger vers des praticiens de MCP (médecine intégrative, acupuncture, chiropratique, naturopathie, massothérapie et psychologie cognitive). Voici d’autres pistes pour en trouver par vous-même :

  • demandez à votre médecin généraliste s’il peut vous donner des noms ou des recommandations;
  • demandez à un ami ou une connaissance qui aurait déjà reçu un diagnostic semblable au vôtre et qui s’y connaît en matière de MCP de vous recommander quelqu’un;
  • communiquez avec l’organisation qui regroupe les professionnels de la discipline qui vous intéresse.

Lorsque vous choisissez un spécialiste de médecine intégrative ou un praticien de MCP, assurez-vous :

  • qu’il est agréé ou titulaire d’un permis;
  • qu’il a déjà travaillé auprès de patients atteints du cancer;
  • qu’il est au courant des traitements anticancer courants.

Trouvez quelqu’un qui travaillera de concert avec votre oncologue et vos autres prestataires de soins de santé en vue d’élaborer un plan de traitement qui vous convient. Voici quelques questions à poser :

  • Vous pratiquez depuis combien de temps ?
  • Où avez-vous reçu votre formation ?
  • Quel sera le prix du traitement ?

 

source : http://www.sllcanada.org/traitement/medecine-integrative-et-medecines-complementaires-et-paralleles

 

 

Posté par Isabelle Laporte à 21:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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09 novembre 2018

Médecine intégrative : médecine du futur ?

 

Médecine intégrative :

Médecine du futur ?

 

medecine-integrative

 

Il existe actuellement, à l’échelle planétaire, un courant qui se développe rapidement en faveur de la médecine dite intégrative. Initié aux USA, il présente comme intégratif le recours à diverses conceptions et moyens de traitements dits alternatifs, ou complémentaires, prescrits simultanément et en parallèle aux méthodes officielles d’approche et de traitement des patients.

Image associéeLa médecine intégrative est née, dans les années 90, d’un groupe de médecins qui ont souhaité ne pas suivre le mouvement médical de cette fin du vingtième siècle, conscients qu’il nous menait dans une impasse. Aux Etats-Unis, le Duke Center for Integrative Medecine https://www.dukeintegrativemedicine.org, les cliniques du stress de Jon Kabat-Zin ont été les pionniers de cette approche. En Europe, on peut citer comme précurseurs le centre ressource d’Aix-en-Provence http://www.association-ressource.org, le docteur David Servan-Schreiber, le magazine Santé intégrative http://www.santeintegrative.com, le docteur Thierry Janssen, le Bristol Health Cancer. On trouve encore aujourd’hui, d’un côté une médecine se disant scientifique, s’affirmant basée sur la preuve, faisant la promotion de protocoles et ne vénérant comme seul Dieu de la recherche que les études en double aveugle et de l’autre de multiples approches complémentaires ou alternatives ancestrales ou modernes.

La notion d’intégration en médecine ne peut reposer que sur une conception éclairée du fonctionnement physiologique du vivant qui explique en quoi et de quelle manière les divers systèmes qui constituent le corps humain sont reliés et coordonnés entre eux pour permettre le maintien de la vie, et comment il gère ses relations avec son environnement, de quelque nature que soit ce dernier.

La population, notre monde et les maladies évoluent. Aujourd’hui les maladies chroniques l’emportent sur les maladies aiguës. Elles sont la première cause de mortalité (60%) et représentent près de la moitié des consultations médicales. A travers les handicaps qu’elles entrainent et l’inaptitude de notre système à les prendre en charge, elles deviennent un problème socio-économique majeur. En raison de la diminution des maladies aiguës et du vieillissement de la population elles prévalent de plus en plus. Le système médical actuel est mal adapté pour soigner les affections chroniques. Les consultations sont de plus en plus courtes et les protocoles de plus en plus standardisés. Les médicaments sont le plus souvent des « anti » ou des bloqueurs de la physiologie. Alors que les maladies chroniques nécessitent de redonner une physiologie opérationnelle au corps et à l’esprit pour les remettre dans une dynamique de vie. Ceci nécessite des consultations longues, une approche multidimensionnelle et individualisée et une prise en charge globale du terrain.

Image associéeIl y a plus de 40 instituts universitaires de médecine intégrative en Amérique du Nord, y compris Harvard Medical School. Toutefois, ce modèle n’a pas connu la même expansion en Europe. En effet, il existe de nombreux thérapeutes de médecines complémentaires mais très peu de centres offrent une collaboration active pluridisciplinaire entre ces thérapeutes naturels et les médecins conventionnels.

La médecine conventionnelle s’est développée principalement autour du traitement des affections aiguës. La chirurgie, les médicaments, la spécialisation permettent aujourd’hui une approche protocolaire, souvent efficace pour traiter ces maladies. Mais l’utilisation des médicaments au long cours démontre de plus en plus leurs limites pour les affections chroniques. Les médicaments luttent contre des réactions chimiques souvent physiologiques et n’ont aucune capacité à s’adapter à une physiologie humaine en constant mouvement. On ne peut pas non plus envisager d’opérer en permanence. Il faut donc faire évoluer notre modèle de soin sans détruire le précédent.

L’analyse des données épidémiologiques montre aussi la nécessité d’une évolution de la médecine :

  • Croissance de la prévalence des patients souffrant de maladies chroniques.
  • Vieillissement de la population.
  • Système de santé hyper spécialisé : les patients chroniques ont besoin d’une approche holistique et multidisciplinaire que les spécialistes ne peuvent offrir.
  • Demande des thérapies complémentaires a augmenté de 120 % de 2002 à 2012.
Dans ce contexte, il est nécessaire de créer un espace de santé et des propositions thérapeutiques adaptées aux différentes maladies et à leur prévention. La médecine intégrative est un modèle médical qui propose des traitements multidisciplinaires à l’aide d’outils diagnostics et thérapeutiques multiples dans le respect des choix du patient et de ses particularités. Il s’agit donc d’intégrer la médecine scientifique conventionnelle, les médecines plus naturelles ou complémentaires et les thérapies de style de vie comme le sport, les thérapies de gestion du stress, la nutrition et le coaching de vie. Ce modèle a montré d’excellents résultats dans le traitement des patients chroniques.


La méthode intégrative repose sur l’idée que les maladies chroniques se produisent en raison d’un changement dans l’équilibre physiologique, biologique et psycho-émotionnel du patient.

La prise en charge des patients nécessite des consultations médicales conventionnelles et des consultations de médecines complémentaires. Ces différentes approches permettent une évaluation des états nutritionnel, neuropsychologique, immunitaire, micronutritionnel et génétique.


Le projet thérapeutique ou préventif est ensuite réfléchi entre les thérapeutes et avec le patient.


Les outils thérapeutiques seront choisis parmi les médecines conventionnelles et complémentaires.

On peut donc trouver conseils nutritionnels et compléments alimentaires, psychothérapies, méditation, coaching de vie, ostéopathie/chiropraxie, soins énergétiques, yoga thérapie, musicothérapie, Qi gong, Pilates, physiothérapie/kinésithérapie, oxygénothérapie, sauna, acupuncture, auriculothérapie, phytothérapie, homéopathie, avec ou sans médicaments…

Il est tout à fait naturel que certains hommes en quête de sens aient fait émerger une nouvelle pratique et un nouveau concept : la médecine intégrative. Celle-ci cherche à donner une juste place à de multiples outils et courants thérapeutiques dans le respect de leurs particularités et dans la prise en considération de quelques notions fortes de la fin du vingtième-siècle :

  1. Le réseau : la mise en relation de la médecine conventionnelle avec les médecines complémentaires et les psychothérapies permet de créer une nouvelle force de soin au service du patient. Le réseau c’est aussi celui formé par la famille, la société, les thérapeutes dans lequel chaque individu doit avoir sa place.
  2. L’unicité : les êtres humains sont différents les uns des autres, ils sont donc tous uniques. D’où l’importance des différentes méthodes thérapeutiques et de la relation thérapeutique, seule capable de reconnaître cette unicité.
  3. La Globalité et la multidimensionalité : les différentes fonctions et organes qui composent et caractérisent le corps humain sont indissociables. Ceci s’applique donc particulièrement au corps et à l’esprit. D’où la nécessité de la prise en compte de la dimension psychologique d’une maladie et l’importance des différentes psychothérapies ou méthodes de développement personnel (relaxations, yoga, méditations, etc.). Cette globalité s’applique aussi au monde et à la société, les liens que nous entretenons avec notre environnement sont tout aussi déterminants pour l’état de santé.
  4. Les preuves scientifiques : les évidences scientifiques existent tant au niveau de cas individuels, parfois difficiles à reproduire, qu’au niveau des grands groupes de personnes. Il est important de diversifier les modes de validation en les adaptant à chaque thérapie. La méthodologie pour démontrer l’efficacité des médicaments est différente de celle que l’on applique pour valider des thérapies complémentaires, il n’en demeure pas moins que la validation pour sortir de la croyance est importante.
  5. La systémique : chaque être humain est un système complexe dont l’analyse passe par une approche systémique. Les méthodes remplacent les protocoles. Le pouvoir d’auto-organisation d’un système pour maintenir sa stabilité dans le temps et dans son environnement est extrêmement puissant. L’étendue de notre ignorance n’est pas un frein, mais une certitude qui n’empêche pas l’intervention. L’observateur devient un acteur. L’évaluation ne peut être dissociée de l’intervention.

Résultat de recherche d'images pour "medecine integrative"Tout ceci entraîne une forme de sagesse nécessaire à tout thérapeute intégratif, particulièrement le médecin, avec cette nécessité de renouer avec l’essence de la philosophie : la recherche de la sagesse.


 

Conclusion

Une nouvelle aire s’ouvre à nous, celle de l’individualisation des soins par la pluridisciplinarité et la complémentarité des approches thérapeutiques. Celles-ci, dans leur synergie, permettrons une efficacité décuplée et une « responsabilisation » des patients devenant, ainsi, acteur de leur propre guérison.

Cette ouverture globale des esprits doit nous permettre de mettre en oeuvre, une nouvelle vision de la médecine, une médecine holistique appréhendant l’être humain dans sa globalité physiologique, psychologique et émotionnel.

Résultat de recherche d'images pour "medecine integrative"Rappelons-nous de la définition de la médecine (petit Larousse) :
'Ensemble des connaissances scientifiques et des moyens de tous ordres mis en œuvre pour la prévention, la guérison ou le soulagement des maladies, blessures ou infirmités.'

A ce titre, devons nous considérer cette médecine intégrative comme une vision moderne de la médecine ou un retour à ses propres principes fondateurs? Peut importe après tout, ce qui doit dorénavant primer sur toutes les considérations personnelles et orgueilleuses, au delà de toutes les « batailles de chapelles » , c’est… l’efficacité!

Bien évidemment, les efforts seront à fournir par tous et pour tous, du Médecin à l’Ostéopathe, du Sophrologue au Phytothérapeute, du Naturopathe à l’Homéopathe , et de toutes les disciplines précédemment citées dont les bienfaits ne souffrent d’aucunes réserves.

Inspirons nous de nos amis Nord- Américains et Helvètes !

Enfin, on ne le répétera jamais assez, la prévention doit être le socle de notre santé, de nombreuses pathologies directement responsables chaque année de millions de décès ou de troubles fonctionnels pourraient être évitées ou atténuées en mettant en application quelques règles d’hygiène de vie très simples. C’est par exemple le cas de nombreuses pathologies cardiovasculaires, du diabète (2), des maladies auto-immunes….de ce qu’on appelle, de manière générale, les maladies de civilisation qui représentent aujourd’hui une des principales causes de mortalité dans le monde.

 

Pour aller plus loin avec :

Dr Thierry Jansen...

Dr Jean-Claude Lapraz..

Dr Pascale Miniou..

Dr Jean-Michel Issartel

Dr Anne-Marie Bilas

 

 

MEDECINE

DIU_Pratiques_psychocorporelles_et_Sante_integrative

Coll_ge_universitaire_interdisciplinaire_de_medecine_integrative_de_Paris

Au Centre Chirurgical Montagard à Avignon, le Dr Abossolo, anesthésiste-réanimateur, pratique l’hypnose, l’aromathérapie, l’homéopathie, les champs électromagnétiques pulsés…

 

 

Posté par Isabelle Laporte à 23:46 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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